Les règles du poker « Texas Hold’m »

Il s’agit des règles de poker les plus répandues (Émissions sur Canal+ par exemple).

Les règles se décomposent de la sorte :

  1. Distribuer les cartes
  2. Les blinds
  3. Le déroulement du jeu
    1. Le Pré-flop
    2. Le Flop
    3. La Turn
    4. La river
  4. Et après ?

 

Distribuer les cartes

Dans les parties privées, chaque joueur distribue à sont tour : on l’appel le « dealer ». Mais dans les cercles et les casinos, le dealer est toujours un croupier professionnel (sur internet, c’est le logiciel qui distribue les cartes).

Un objet rond appelé « le bouton » indique alors qui est le donneur « virtuel » à chaque coup : le bouton se déplace de joueur en joueur, chacun son tour, dans le sens des aiguilles d’une montre.

Être au bouton signifie qu’on est le dernier à agir : c’est un avantage considérable, car cela vous permet de voir comment misent vos adversaires, et de choisir en conséquence. D’une manière générale, plus vous êtes proche du bouton, plus vous pouvez vous permettre de joueur « agressif ». A l’inverse, plus on s’en éloigne, plus il convient d’être prudent, dans la mesure où l’on parie à l’aveuglette.

 

Les blinds

Avant que chaque joueur ne reçoive ses deux cartes, les deux joueurs assis immédiatement à la gauche du bouton placent des mises obligatoires appelées les blinds.

Le joueur assis directement à côté du donner pose le « small blind », et son voisin de gauche place le « big blind », dont le montant est supérieur (le double) du small blind.

Ces mises obligatoires, que chacun doit payer tôt ou tard, au fur et à mesure que se déplace le bouton, permet de s’assurer que les joueurs ne fassent pas d’anti-jeu, et que la main ait un minimum d’enjeu.

 

Le déroulement du jeu

Les règles sont simples : chaque coup de Poker Hold’em se déroule toujours de la même manière.

Le Pré-flop

Une fois les blinds placées, le donneur distribue deux cartes à chaque joueur.

C’est la main de départ, il est le seul à la connaître.

Les règles du poker indiquent qu’une fois les cartes distribuées, le premier tour d’enchères – appelé « Pré-flop » commence, le premier joueur à « parler » étant celui assis immédiatement à gauche du big blind (position dite « Under the gun » ou « UTG »).

Suivant la valeur de ses cartes, sa position par rapport au bouton et le profil de ses adversaires, chaque joueur pourra décider de sa stratégie.

Différents choix s’offrent à lui :

  • Il peut payer (« call ») pour s’aligner au niveau des enchères, ce qui lui permet de rester dans la partie.
  • Il peut relancer (« raise ») pour élever le niveau des enchères, forçant de ce fait ses adversaires à miser davantage s’ils veulent rester en jeu… et élevant la valeur du « pot » (la quantité de jetons en jeu). A noter que la relance doit être au minimum équivalente au double de l’enchère précédente, et au maximum égale au montant total des jetons que le joueur qui relance possède. Si un joueur décide de relancer en misant TOUS ses jetons, alors il met son tapis (« all in »).
  • S’il estime que le prix à payer est trop élevé aux vues des circonstances, il peut décider de passer (« fold »). Il pose alors ses cartes, et devra attendre le tour suivant pour jouer.

Ce premier tour d’enchères se termine lorsque tous les joueurs se sont alignés sur la mise, et que les autres se sont couchés.

Le Flop

Le donneur – après avoir écarté la première carte du dessus du paquet pour éviter toute tricherie – retourne 3 cartes qu’il pose sur la table. Ces trois premières cartes sont appelées « le flop ».

Ces 3 cartes, ainsi que les autres à venir, sont communes à tous les joueurs, chaque joueur peut associer les cartes qu’il possède en main et les cartes communes (le « tableau ») pour composer une combinaison gagnante.

Selon qu’elles complètent – ou pas – les cartes que vous avez en main, qu’elles vous apportent un tirage (un « tirage » est une combinaison presque faite) ou une main faite (si l’on touche une combinaison gagnante au flop, on dit généralement que le joueur « touche son flop »), vous pourrez décider de la façon dont vous jouez le coup, l’idéal étant de joueur de manière à prendre un maximum d’argent à vos adversaires (ce qu’on appelle « optimiser » son coup).

Un nouveau tour d’enchère débute alors. Tant qu’aucune mise n’a été faite, les enchères sont à zéro, et par conséquent, chaque joueur est au même niveau : il peut alors se contenter de suivre le coup sans parier, ce qu’on appelle faire « parole » (ou « check »).

Dès qu’un joueur parie (« bet »), le niveau des enchères s’élève, et il faut alors que chaque joueur qui n’a pas encore « foldé » (à priori tous, puisqu’entre checker ou folder, le choix le plus judicieux étant de rester dans la partie, puisqu’il n’y a rien à payer) décide de ce qu’il fait :

  • Call
  • Raise (voire, tapis)
  • Fold

Le premier joueur à « parler » étant le joueur (non foldé) le plus à gauche du bouton.

Le coup peut s’arrêter là si ce (ou un autre) joueur mise et qu’aucun autre ne paye, auquel cas le « miseur » remporte le pot.

Autrement, lorsque tous les joueurs ont checké – si personne ne mise – ou qu’ils se sont alignés sur la mise la plus haute, les autres s’étant couchés, on passe au tour suivant.

La Turn

Le croupier écarte à nouveau la première carte sur le dessus du deck, puis retourne une 4ème carte qu’il pose sur le tableau. Il s’agit de la « turn ».

Quatre cartes sur les 5 cartes communes sont désormais sur le tableau.

Un nouveau tour d’enchères, identique à celui du flop, commence alors.

Une fois les enchères terminées, le dernier tous s’annonce.

La River

Le donneur écarte encore la première carte sur le dessus du paquet, et retourne la carte suivante. C’est la 5ème et dernière des cartes communes, elles sont désormais toutes visibles, et chaque joueur encore dans la partie compose avec ces cartes et les deux qu’il possède pour évaluer la valeur de la combinaison qu’il détient (ou qu’il ne détient pas).

Le dernier tour d’enchères commence.

Plusieurs possibilités :

  • Un joueur mise, et les autres refusent de payer. Ce joueur remporte le pot, et peut décider s’il montre ou non les cartes qu’il avait en main – notez bien que rien ne lui oblige de montrer ses cartes.
  • « Check » général : tous les joueurs encore dans la partie font « parole ». Il faut alors procéder à l’ultime étape, le « Show Down » : comparer le jeu de chacun pour déterminer qui détient la combinaison de 5 cartes la plus forte.
  • Un joueur mise, quelques uns se couchent, d’autres payent, ou relancent et sont payés. Là encore, il faut procéder au Show Down pour déterminer qui emporte la main.

A noter que si la combinaison de 5 cartes la plus forte est intégralement composée des cartes du tableau, il y a alors égalité entre les joueurs, et le pot est partagé équitablement.

  • Si deux joueurs ont deux combinaisons identiques c’est la seconde carte que chacun détient qui fait la différence : on appel cette carte le « kicker ». Par exemple, si le joueur 1 à J2 et que e joueur 2 à J4, alors le joueur 2 l’emporte grâce à son kicker, 4 étant supérieur à 2. C’est la raison pour laquelle, il est déconseillé de joueur des mains dont la carte inférieure est trop faible : en cas de besoin, votre kicker serait quasi inexistant.
  • Si les joueurs ont deux combinaisons identiques, et le même kicker, alors le pot est partagé entre eux.

 

Et après ?

Une fois que le vainqueur a récupéré ses jetons, on passe au coup suivant, et on recommence.

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